dimanche 12 août 2012

En vrac, summer 2012

Des mots, des pensées, des titres en vrac...
C'est les vacances, et pourtant je ne trouve pas encore assez de temps pour écrire des articles ! Ce ne sont pas les lectures qui manquent...


Et voilà que je repars dans deux jours pour un périple Barcelone-Rivesaltes d'une petite quinzaine. Je rentrerai juste à temps pour... préparer la rentrée et découvrir les immanquables de la rentrée littéraire !

En attendant,  et brièvement, mes coups de coeur de cet été (des petits, des moyens et des gros), sur lesquels j'espère revenir plus longuement pour vous les faire partager vraiment :
- Les Séparées de Kéthévane Davrichewy. Un beau roman sur l'amitié, la jeunesse dans les années 80. Une écriture sobre, simple, efficace.
- Les Heures souterraines de Delphine de Vigan : peu emballée par le début, mais ces deux personnages on les aime et on s'y attache ! Première rencontre avec Delphine de Vigan, assez concluante, dois-je dire...
- Avant de J.B. Pontalis, ça démarre comme un "je me souviens" de Perec. S'en suit une belle réflexion sur la mémoire et le temps qui passe. Je ne sais pas combien de pages j'ai écornées, de paragraphes soulignés en me notant : à se remémorer, à méditer, à penser, à recopier, à voir... C'est un auteur que je vais fréquenter de plus près.
- Le Miraculeux destin d'Edgar Mint de Brady Udall. Sacré roman d'apprentissage américain ! La vie. Loufoque à souhait. Et émouvant !
- L'Exil et le Royaume d'Albert Camus. Albert et moi, c'est une de ces belles histoires qui durera toujours, parce qu'on sait se fréquenter avec parcimonie. Par petites touches, souvent en été, car c'est un auteur de l'été. RAS, c'est toujours aussi bon.

Ce qui m'a moins plu :
- La Joueuse d'échec, roman agréable parce que je l'ai lu sur les lieux de l'histoire. Mais il ne me laissera pas un souvenir impérissable.
- Rien que du bonheur de Laurie Colwin. Un recueil de nouvelles assez inégal. Du très bon, mordante et ironique à souhait et du mièvre en pommade... ce que j'ai du mal à supporter. 
- La Montagne de Minuit de Jean-Marie blas de Roblès. J'aime beaucoup l'idée, le thème (il est question de bouddhisme et de voyage au Tibet) et la construction narrative. Mais tout à coup l'histoire prend un tournant assez tarabiscoté et complexe, difficile à suivre car peut-être pas assez développé. Bref, quelque chose m'a gênée dans cette fin de lecture.

J'ai pris des notes sur chacun des bouquins dans mon carnet hyper girly (rose à pois, c'est l'été), il n'y aurait plus qu'à organiser tout ça pour faire mes chroniques. A mon retour j'espère.

Bonnes vacances, si vous l'êtes encore... et sinon, bon courage, et bel été !

Barcelona by Giulia y los Tellarini on Grooveshark


PAL Sud !
(L'Ombre du vent, Corniche Kennedy, Dora Bruder, La promesse de l'aube, Bradbury et Oates)

jeudi 2 août 2012

Ouverture # 9

Firopotamos, Milos

Ouverture et découverte des Cyclades où je suis partie pour une première session de vacances cet été.
De ce vaste archipel, je n'ai vu que deux îles, (en 10 jours, difficile de faire mieux car les traversées en bateau prennent du temps). Mais je me suis promis d'y retourner pour découvrir les autres, je suis un peu tombée amoureuse de ces îles que j'ai trouvées bien préservées et encore sauvages. (Petite infidélité avec ce coup de coeur, car mon forever love des îles Méditerranéennes, c'est la Sicile -   pour toujours et à jamais !)
Ici et là, à Milos et Naxos, des traces l'Odyssée qui surgissent, on se prend à imaginer un Ulysse dans ce palais (bien qu'Ithaque ne soit pas dans cet archipel), également le doux souvenir des voix passionnantes de Jean-Pierre Vernant et Jacqueline de Romilly (j'aime les écouter parler de leur amour pour la Grèce antique, d'Ulysse, et des autres mythes - de vrais "conteurs"). 

Petit aperçu de Milos, île pas très grande, peu touristique avec un paysage assez atypique de mines et carrières à ciel ouvert, vue sur ces roches rouges et blanches depuis les plages... Petits villages de pêcheurs intacts. Tellement calme. Un havre de paix.
Et Naxos, qui elle, est la plus grande des Cyclades. Jolies plages aussi, mais surtout un arrière pays étonnant. Montagneux, rocailleux et aride. On y croise quelques troupeaux de chèvres, peut-être ceux d'un Cyclope égaré dans une grotte...

Mais surtout quelques belles portes et fenêtre comme j'aime : 



                                             Klima, village de pêcheurs à Milos




Fenêtre ouverte à Naxos 



Temple de Dionysos, Naxos



Fenêtre sur végétation folle...


Village de Halki, Naxos


Eglise perdue sur l'île de Naxos...


samedi 28 juillet 2012

Purge


"Ce qui m'attire avant tout, ce sont les destins bâillonnés, les personnages muets, les histoires tues. S'approcher du non-dit et tenter de l'articuler, n'est-ce pas l'essence même de l'écriture ?"
                                                                                                             
Deux femmes se rencontrent dans la cour d'une ferme délabrée, quelque part en Estonie peu après l'effondrement du bloc soviétique, au début des années 1990. Ces deux femmes, ce sont deux mondes qui se confrontent et qui se réunissent dans la même cour : Aliide, la vieille, fermière estonienne "à la russe" qui semble n'avoir jamais quitté sa ferme, avec ses potions, ses herbes médicinales, sa cuisine, sa maison et ses cloisons amovibles, ses passages secrets... Veuve. Renfrognée, méfiante, endurcie par une vie faite d'événements historiques marquants, vécus de l'intérieur, (l'Estonie indépendante, la seconde guerre, l'occupation allemande, puis russe, puis l'annexion au bloc soviétique et la fin de l'ère communiste). Et Zara, jeune fille de vingt ans, bas résilles, mini jupe, surmaquillée, mais en piteux état dans cette cour, échouée là pour échapper à qui, à quoi... Aliide reste sur ses gardes, mais décide tout de même de l'accueillir, et de la nourir et de l'aider en la cachant quelques jours. 

Les deux femmes s'apprivoisent progressivement et s'attachent l'une à l'autre. Tout en réserve, lentement, elles se confient l'une à l'autre - en omettant quelques secrets. Les langues se délient difficilement. Mais les liens affectifs se nouent malgré tout. On sent le poids des secrets dans cette ferme d'Estonie. Que s'y est-il passé ?
Alternance de dates, de lieux, dans les chapitres. Retours en arrière jusqu'aux années 30, la vie d'Aliide, d'Ingre, sa soeur "parfaite", des hommes qu'elles ont aimés, épousés, quittés, de la vie qui les a tour à tour réunies et séparées. Le traumatisme d'Aliide. Le secret, la honte. On vit, on survit avec tout ça... Et puis l'histoire de Zara, de Vladivostok à Berlin où elle était allée pour croire en un avenir meilleur... et s'est faite enrôlée dans la prostitution et la violence. 

Un roman prenant, le destin de deux femmes au passé trouble et amer que le lecteur découvre peu à peu dans cette construction habile. Deux femmes auxquelles on s'accroche pour savoir ce qui s'est réellement passé. Deux corps blessés, avilis et torturés. Deux âmes courageuses et téméraires. 
Un roman qui dérange aussi, mettant au jour une fois de plus les horreurs de l'Histoire, ce qu'a été la dictature communiste et le stalinisme, et montrant l'être humain dans ce qu'il a de plus vil. Le roman est noir et oppressant, oui. Et réaliste...
C'est tout cela que j'ai apprécié dans Purge. J'ai juste ressenti un petit effet déceptif car, oui j'ai beaucoup aimé, et je trouve que c'est un très bon roman, mais j'en avais tellement entendu parler que je m'attendais à quelque chose de génial, à ce que ce soit LE coup de coeur, LA claque. De l'inconvénient de lire "après" la vague... 

Un extrait, sur la peur :
“Pour Aliide, la peur était censée appartenir à un monde révolu. Elle l'avait laissé derrière elle et ne s'était pas intéressée le moins du monde aux jets de pierre. Mais maintenant qu'il y avait dans sa cuisine une fille qui dégoulinait de peur par tous les pores sur sa toile cirée, elle était incapable de la chasser de la main comme elle aurait dû le faire, elle la laissait s'insinuer entre le papier peint et la vieille colle, dans les fentes laissées par des photos cachées puis retirées. La peur s'installait là, en faisant comme chez soi. Comme si elle ne s'était jamais absentée. Comme si elle était juste allée se promener quelque part et que, le soir venu, elle rentrait à la maison“.

L'avis de Leiloona .





jeudi 26 juillet 2012

Les lassi de Sathi... (et le mien)

Je suis rentrée de vacances hier, ô miracle, je retrouve le soleil... lorsque j'étais partie, j'arpentais encore chaussures fermées et jean. Là, enfin, l'été est arrivé ! Continuité parfaite avec la dizaine que je viens de passer sous le ciel bleu pur des Cyclades. Je redoutais un retour pluvieux, qui s'ajouterait à la nostalgie de ces belles vacances. (Préambule vacancier, mais ce n'est pas de cette destination dont je parlerai aujourd'hui - cependant j'y reviendrais très vite !)
Et quand il fait très chaud comme aujourd'hui, j'aime boire un lassi bien frais. Cela me rappelle un voyage que j'ai fait l'an dernier, et qu'il m'arrive d'évoquer ici par petites touches : l'Inde.

Le lassi c'est un peu le milk shake indien, mélange de yaourt brassé, lait, sucre, glace pillée si l'on veut, fruit (le plus souvent, mangue ou banane) et des graines de cardamone et de pistache... c'est dans les épices que réside le secret du lassi... et la difficulté de reproduire ce goût si particulier chez soi, à des milliers de kilomètres ! (Sur la photo du mien, il manque les graines).

Nous étions au Rajasthan en avril, la saison chaude...(certes nous avons voulu éviter la mousson - mais nous avons suffoqué). Température moyenne de 38-40 °, autant dire qu'en ressenti, au soleil, il nous est arrivé de frôler les 45 degrés et plus - et que nous n'étions pas vraiment habituées à cela ! Alors très vite, nous avons eu notre petit rituel : le lassi pour se rafraîchir et reprendre des forces en fin de journée (ou en fin de matinée). C'est à Bundi que nous avons testé les meilleurs lassi - je n'ai pas parcouru toute l'Inde, loin de là, je ne peux donc me vanter de dire que ce sont les meilleurs de tout le pays. Mais assurément, les meilleurs de tous ceux que j'ai testés.

Bundi, ville du Rajsathan assez tranquille (et c'est très appréciable après la jungle urbaine qu'est New Dehli), entourée d'un fort quelque peu délabré mais qui tient encore bien debout et domine la ville, dans laquelle on entre par une immense porte joliment ornée. Hôtel reposant, propre (et oui, ce n'est pas l'évidence) avec toilettes, vraie douche et chasse d'eau. Bref, le confort absolu dont nous rêvions depuis une semaine en bonnes touristes occidentales en mal de matérialisme que nous sommes, malgré toute notre bonne volonté !
L'indian touch de cet hôtel : la vache qui s'invite dans l'entrée pour le petit déj. Vache sacrée, on ne la chasse pas aussi facilement... on l'honore d'un petit mets et ensuite on l'invite gentiment à partir. 
En descendant un peu plus loin dans la rue, une petite échoppe qu'on peine à trouver (conseillée par notre ami le "rourou" (petit nom affecteux donné à notre guide papier qui regorge de bons plans - et de formules débonnaires)), "Chez Sathi". Hum. On entre ou pas ? Une pièce très sombre et caverneuse, un petit frigo rempli de "pots" et un vieil homme tout sourire assis dans la position du yogi tout au fond de la pièce, ou à d'autres heures, buvant son thé chai devant sa maison. C'est notre Sathi. Et les pots dans le petit frigo, ce sont ses lassi. On se laisse tenter - et là......... onctuosité, fraîcheur et saveurs délicates garanties ! Un aspect yoghurt blanc ivoire surmonté de quelques graines vertes qui donne ce petit goût épicé si particulier. Un délice ! Nous y sommes retournés à chaque fois. Et nous avons fait des envieux dégustant nos lassi sur la terrasse de notre hôtel : assaillies par les singes (un, puis deux, puis quatre, puis cinq), nous avons dû abandonner notre trésor gustatif et partir en courant. Oui, une armée de singes qui vient vous piquer votre verre, c'est assez effrayant. (Ou on est des petites natures...)

Malheureusement, je n'ai pas de photos de Sathi et de ses lassi... j'en ai trouvé une sur internet, assez représentative de la scène :
 Et Bundi (là ce sont bien mes photos) :

Porte d'entrée de la ville

La forteresse

Un temple très avenant...


Monkeys !


mardi 10 juillet 2012

Le combat d'hiver

(D'accord, je suis un peu hors-saison avec mon titre à l'heure des préparatifs pour les vacances estivales !)

Voici un roman qui traînait sur ma PAL depuis bien longtemps et que j'ai enfin ouvert. Enorme succès à sa sortie en 2006, tant chez les lecteurs que les critiques, c'est plutôt de bon augure. Je ne suis pas "fan" de littérature jeunesse, mais j'ai toute confiance en Jean-Claude Mourlevat, qui pour moi, est un très bon auteur (jeunesse ou pas). La seule réticence que j'avais concernait l'étiquette "science fiction" que certains attribuent à ce roman, je n'aime pas ce genre, je n'accroche pas si le cadre posé n'est pas réaliste. Or, il s'avère que ce n'est pas un roman de science fiction, mais plutôt ce qu'on qualifierait de "dystopie". 

Le roman s'ouvre sur une scène étrange : dans un orphelinat digne des descriptions de Dickens ou de Charlotte Brontë, deux jeunes filles, Hélène et Milena, demandent à aller voir "leurs consoleuses" : ce sont des femmes que les élèves peuvent aller voir pendant une heure, deux fois dans l'année, pour recevoir un peu de douceur et d'affection.  Sur leur chemin, elles rencontrent Milos et Bartoloméo, qui eux, se trouvent dans l'orphelinat pour garçons et vont également voir leurs consoleuses. Ce soir d'automne qui paraît banal déclenchera toute l'histoire : Milena et Bartoloméo décident de s'enfuir de ce lieu... 
On ne sait pas exactement dans quel pays, ni à quelle époque se déroule l'histoire : ça pourrait être ici et maintenant... C'est en tout cas dans un pays dirigé par un pouvoir totalitaire, "La Phalange", avec pour armes des hommes-chiens qui n'hésitent pas à dévorer les récalcitrants et les opposants. 
Tous ces orphelins n'ont pas été réunis par hasard... Hélène et Milos vont également s'enfuir à la suite de leurs deux camarades pour découvrir cette vérité et pour reprendre le combat mené jadis par leurs parents... Un combat dangereux et semé d'embuches pour ces quatre adolescents bien vaillants et endurcis !
J'ai beaucoup aimé ce roman dans lequel on entre facilement grâce à ses personnages attachants : des ados de 15 ans en pleine effervescence, dont tous les sentiments et les émotions sont exacerbés, bref, la fougue de la jeunesse qui entraîne le lecteur ! Ensuite j'ai apprécié le contexte "historique", ou plutôt sociétal : ces adolescents qui décident de résister et de se battre contre le pouvoir en place, l'importance aussi de la musique qui symbolise cette résistance. Bien sûr, ce n'est pas sans nous rappeler les nombreuses dictatures du XXème siècle et certains épisodes douloureux de notre Histoire... Le récit est haletant, nos héros se retrouvent souvent dans des situations périlleuses où leur survie ne tient qu'à un fil. On se surprend à avoir peur pour eux puis à respirer de soulagement à d'autres moments. 
Bref, un bon bouquin "jeunesse" mais qui est aussi destiné aux adultes. L'univers décrit est très sombre, d'ailleurs si je le conseille à des ados, ce serait plus à partir de 15 ans.

Ce titre me permet de participer au challenge de 4 saisons initié par Les mots de la fin :
(mais il me manque quand même les 3 autres saisons !)

lundi 25 juin 2012

La fête de la musique continue...

Certes, le 21 juin est passé, mais chez Leiloona, la fête de la musique continue... J'ai loupé la dernière radio des blogueurs, cette fois-ci je suis au rendez-vous ! D'autant plus que le jour de la fête de la musique n'était ni festif ni musical puisque beaucoup de manifestations ont été annulées à cause du temps pourri. Mais, ô joie, ô bonheur, j'ai quand même entendu la fanfare de médecine jouer les mêmes morceaux depuis 15 ans...

Avec l'été qui arrive (enfin qui devrait arriver), la période des soirées (chaudes) festives s'ouvre, alors je propose une bonne bande son pour danser all the night (enfin 2 titres pour donner le tempo) - et c'est un concentré de bonne humeur pour commencer la semaine !

Les tubesques The Shoes (qui viennent de chez moi ;)) et Skip the Use que j'avais découvert au Grand Journal, et que j'entends régulièrement sur les ondes maintenant :


dimanche 24 juin 2012

Pablo et Max

La biographie de Picasso en B.D., à l'heure où les biopics au cinéma se multiplient, pourquoi pas... A moins d'être lassé par cette mode. Mais, là, ne passez pas à côté, il faut lire cette biobédé.  Avant d'ouvrir le livre, 3 bonnes raisons : déjà, Picasso c'est un peu le peintre qu'on croit connaître parce qu'il est partout, mais finalement on ne le connaît pas si bien. Et puis bien sûr, sa vie est passionnante et romanesque, alors plaisante à lire ! Ensuite, le dessinateur de cette B.D. n'est autre que Clément Oubrerie qui s'est déjà illustré brillamment dans les 6 tomes de Aya de Yopougon.  J'ai donc ouvert ce livre "les yeux fermés", en toute confiance. J'ai eu raison...
Le lecteur est tout de suite plongé dans le Montmartre du début du XXème siècle, bien loin de l'affluence touristique d'aujourd'hui. A cette époque, c'est un quartier populaire et ouvrier, à la périphérie de Paris, un peu à part. Le livre ne raconte pas uniquement la vie de Picasso, mais deux destins croisés qui se réunissent à la fin de ce premier tome. C'est avec la voix de Fernande Olivier (Amélie Lang de son vrai nom) qu'on découvre ce Paris 1900 : sa vie à elle, c'est celle d'une jeune fille mariée de force à un bougre, bien déterminée à s'affranchir de toutes les conventions de la condition féminine de l'époque et à sortir de son marasme. Parallèlement, une bande de joyeux fêtards espagnols arrivent à Paris pour l'exposition universelle de 1900,  c'est la vie de bohème pour eux : les femmes, l'amour, l'art, les cafés parisiens... et bien sûr, les débuts de Pablo : la rencontre avec Vollard, marchand d'art, avec le poète Max Jacob qui l'hébergera (et en pince pas mal pour le peintre espagnol), on croise aussi un Degas vieillissant... Et puis au Bateau-Lavoir, c'est la rencontre : Fernande et Picasso... première grande histoire d'amour, première muse. C'est à ce moment-là que se termine ce premier tome.
C'est avec jubilation que j'ai suivi la voix de Fernande (texte : Julie Birmand) et sa joyeuse gouaille pour déambuler dans les rues de Paris grâces aux superbes dessins de Clément Oubrerie. La BD m'a emmenée dans une autre époque où les artistes foisonnent, un moment où un vent de liberté et de nouveauté souffle sur le siècle débutant... Un trait délicat et léger, les couleurs pastel, tout concorde à faire revivre une époque, j'ai adoré. Le film Midnight in Paris m'avait fait le même effet : cette impression qu'un narrateur me prend par la main pour m'emmener voir une histoire et me la raconter !
Je n''ai qu'une hâte : que le tome 2 sorte. 

La "bande annonce" en vidéo, plutôt bien conçue, si ce n'est la faute d'orthographe dans le titre :



mardi 19 juin 2012

Le mardi sur son 31 # 2

Pour ma deuxième participation au rendez-vous de Sophie, un extrait de Purge de Sofi Oksanen. Je viens de commencer le roman ce soir, j'en suis à la page 38, alors ce ne sont que les débuts, pas vraiment d'impression. Pour l'instant, deux femmes qui se rencontrent, dans une ferme perdue au fin fond de l'Estonie... 
  
(Petite parenthèse avant de divulguer ma citation : 

Du choix d'un livre dans la PAL en fonction du temps...

 Nous sommes le mardi 19 JUIN, soit J-3 avant l'été (oui, c'est un souvenir lointain, mais c'est cette saison si agréable et habituellement synonyme de chaleur, de soirées prolongées en terrasse à siroter un mojito rafraichissant (enfin je vous laisse le choix du cocktail), de lectures interminables dans les parcs et les jardins, de balades en robes légères...).  Or, là, dehors, ce que je vois à travers mes fenêtres, c'est la pluie qui tombe sans discontinuer, ce que j'entends depuis mon canapé où je suis enroulée dans le "plaid d'hiver" à siroter ma bonne infusion "nuit calme", c'est le floc floc permanent des gouttes de pluie, et j'ai passé la journée en intérieur avec la lumière allumée en permanence. Et bien, c'est une ambiance qui m'a semblé parfaite et en totale adéquation avec cette histoire de Purge qui se déroule en Estonie, époque post-soviétique. D'ailleurs la première de couv montre un paysage enneigé. ) 

So, 
p. 31 : 
"Quand Zara essayait de se rappeler, il lui venait à la tête une douleur lancinante, si bien qu'elle s'était concentrée sur l'instant présent."